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Yram est le pseudonyme de Marcel Louis Forhan (1884-1927). 

Bien que la plupart de ses livres soient épuisés en France, il bénéficie d’une façon surprenante d’une renommée internationale (ses livres sont traduits jusqu'en Roumanie et cités par des auteurs du monde entier). 

Comment expliquer cette célébrité ? Est-ce parce qu’il a résidé et pratiqué en Chine ? Est-ce parce qu’il est parvenu pendant plus de quatorze années à faire des sorties hors du corps au début du siècle ? Est-ce parce qu’il a écrit de façon méthodique les lois qui gouvernent les dimensions métaphysiques ? Est-ce parce qu’il est l’un des rares auteurs à en dégager une spiritualité évolutive ? Est-ce en raison du fait que nous ne pouvons pas douter de l’authenticité de son vécu, étant donné que ses informations corroborent les données les plus récentes à ce sujet ? Est-ce parce qu’il anticipait la pensée moderne sur les ondes électro-magnétiques ? C’est probablement pour toutes ces raisons, ainsi que pour le style et la profondeur dont il a su faire preuve, que ses livres possèdent une originalité particulière. 

« Le dédoublement personnel ouvre les portes d’une expérimentation rigoureuse dans un nouveau champ d’activité. Avec son aide, tous les phénomènes métapsychiques peuvent être étudiés scientifiquement » (p. 256, T2). 

Si Marcel Forhan a su se révéler particulièrement curieux et rigoureux dans ses investigations et sa méthodologie, c’est parce qu’il était de formation scientifique. Plus exactement, il était ingénieur-technicien en électricité. Il emploie de ce fait un vocabulaire assez spécifique et technique qu’il convient d’élucider dans le contexte. C’est pourquoi ce site comporte un glossaire qui renvoie aux citations exactes et aux nombreuses occurrences de ses ouvrages. 

Quel objectif cherchait-il à atteindre en relatant ses expériences de dédoublement, ses analyses et ses synthèses ? Il voulait transmettre une méthodologie pour que chacun puisse explorer par lui-même les dimensions métaphysiques de l’univers. L’homme aurait pu ainsi comprendre les lois fondamentales de l’évolution spirituelle, vaincre sa peur de la mort, et dépasser enfin définitivement son égocentrisme, responsable de tant de souffrances et d’injustices sur la Terre depuis des millénaires. Mais il escomptait également que la science prenne en compte cette faculté de bilocation de la conscience car pour lui, comme pour le philosophe Bergson, science et spiritualité ne sont pas destinées à s’affronter mais à se compléter. Autrement dit, le dédoublement collectif représentait pour lui la naissance d’un nouveau paradigme, c’est-à-dire une façon de vivre sur de meilleures bases évolutives en ne s’illusionnant plus sur des valeurs relatives propres au matérialisme. 

La sortie hors du corps n’est pas propre au « voyage astral », elle est corroborée par les « expériences de mort imminente » qui interrogent de façon croissante la communauté scientifique internationale – les progrès en réanimation ayant effectué de spectaculaires avancées. De plus en plus, nous avons accès à des témoignages contemporains qui corroborent cet état de fait : la conscience n’est pas le produit de la matière cérébrale puisqu’elle peut exister et voyager hors du corps physique. Le dualisme cartésien de l’âme et du corps refait donc surface avec cette fois des données empiriques et scientifiques à l’appui. La métaphysique de Descartes s’appuyait sur la foi d’un Dieu vérace, garant du pur rationalisme des idées claires et distinctes, aujourd’hui elle peut recevoir l’appui de données scientifiques, physiologiques, neurologiques et expérimentales. 

« Le principe même du dédoublement personnel est accessible à la science » (p. 257, T2). 

Le cachet de la science : tel est l’enjeu à venir. Ces expériences de dédoublement seront-elles explorées et validées scientifiquement au niveau international ? En France, certains scientifiques comme Régis Dutheil, Francis Lefébure, les ont vécues, d’autres comme Olivier Costa de Beauregard (1911-2007), Jean-Émile Charon (1920-1998), les ont intuitionnées et formulées. En effet, le physicien Jean Charon écrit dans la préface du livre Le Grand Passage de Jeanne Guesné qu’il considère ce type d’expérience comme théoriquement possible et en accord avec ce qu’il a exposé dans L’Esprit, cet inconnu. 

Toutefois, il ne suffit pas de proposer des postulats pour recevoir l’accord de la communauté scientifique mondiale. Cette expérience reste intime car elle se situe au cœur de la conscience et dans des dimensions encore peu connues de la physique. Hormis la théorie des supercordes de la physique quantique (qui reste limitée à des dimensions infiniment petites), avons-nous des indices de l’existence de ces énergies subtiles ? 

Nous avons en effet plusieurs domaines de recherches : les ondes guérisseuses du Docteur Richard Gerber (1954-2007), les champs morphiques du biologiste Rupert Sheldrake, les capteurs ou « diodes à bruissement blanc » mis en place par l’Université de Princeton pour scanner des champs de conscience au niveau global ou planétaire, la place importante du mental dans le paradigme cosmologique du physicien Richard Conn Henry, le champ électromagnétique humain, la psychosomatique, l’acupuncture avec ses méridiens, le magnétisme corporel, le rayonnement de l’aura photographié par l’électricien russe Semyon Kirlian (1898-1978), les ondes de formes (telles celles émises par la pyramide Khéops), la psychotronique en parapsychologie, sans oublier le génie de l’ingénieur serbe Nikola Tesla (1856-1943), encore méconnu, du fait des applications relativement sensibles ou secrètes de ses découvertes. 

Pour sa part, le Docteur Richard Gerber estime que la technologie occidentale a assez évolué pour pouvoir commencer à confirmer l’existence des systèmes énergétiques subtils. Dans son livre Vibrational Medicine, il fait part de sa confiance dans la diffusion de ces découvertes et la publication de manuels à ce sujet. 

Quelles que soient l’étendue de ces recherches et leur reconnaissance à venir, Marcel Forhan demeure un pionnier dans la volonté méthodique de comprendre le phénomène du dédoublement et de le diffuser publiquement dans l’espoir de donner à ceux qui le veulent des outils pour faciliter leur évolution spirituelle. 

Quelle scientificité espérer ? Tant qu’il n’existe pas de dispositifs technologiques susceptibles de reproduire à volonté ces décorporations, la seule scientificité sera celle d’une phénoménologie descriptive attentive aux détails des témoignages collectés à travers le temps et l’espace, et aux statistiques qui permettent des recoupements fiables. 

« Il n’y a plus qu’à réunir les observations de chacun pour que la science de la survie soit un fait accompli » (p. 23, T1). 

« Quelle que soit l’hypothèse que je forme, l’ensemble restera vrai parce que je chercherai à adapter mes connaissances terrestres au processus que j’ai observé » (p. 260, T2). 

Le phénomène du dédoublement est en effet connu depuis la nuit des temps puisqu’il s’inscrit en creux dans l’histoire des grandes traditions religieuses et mystiques, et que nous le retrouvons dans des pratiques telles que le chamanisme. Il existe cependant des aides auxiliaires comme les boîtiers programmables modifiant nos ondes cérébrales à l’aide de sons et de couleurs que Marcel Forhan anticipait quelque peu puisqu’il préconisait de produire « un milieu ionisé avec des couleurs, des parfums, des radiations convenables pour créer une atmosphère convenable » (p. 258, T2).

Outre la quête d’une reconnaissance scientifique, cet auteur discerne un autre enjeu de taille par ces explorations métaphysiques : celui de vaincre le processus de la réincarnation. L’attachement à la matière est comme l’épée de Damoclès au-dessus de l’humanité. Nous apprenons que nos prisons les plus durables sont mentales et que nous sommes nos propres geôliers en la matière. Nous ne pourrons jamais la quitter si nos pensées, nos désirs, nos actions nous y reconduisent. Échapper à la réincarnation revient donc à casser la logique d’un cercle vicieux pour le remplacer par un cercle vertueux. Seul celui qui se montrera désintéressé dans ses pensées, ses désirs, ses actions, pourra rompre le cycle de l’éternel retour des âmes toujours en quête de plus de possessions. 

Cet auteur est parvenu à rédiger en trois volumes qui respectent une progression thématique, un système logique, cohérent, qui est à la fois une cosmogonie et une psychagogie. C’est-à-dire qu’il discerne le pourquoi et le comment de notre présence sur Terre et la finalité de notre évolution spirituelle. Il se rapprocherait d’un Schelling, d’un Hegel ou d’un Spinoza, s’il n’y avait pas, de sa part, en prime, la précieuse expérience qui permet de valider ou d’invalider les spéculations philosophiques. 

Ses découvertes sont inestimables car elles permettent une compréhension plus poussée et rationnelle des connaissances ésotériques et religieuses, en discernant leur part de vérités et d’illusions dogmatiques. Grâce au déconditionnement idéologique et superstitieux qu’il favorise, le lecteur devient enfin clairvoyant dans le domaine de la spiritualité. À l’heure où de nombreuses sectes tentent d’abuser de la crédulité des gens en quête de spiritualité, cet auteur nous donne les clés de la libre-pensée et de la vérification méthodique. Le bénéfice d’une expérience est supérieur à la foi aveugle. La sagesse qui en découle est préférable à l’arsenal confus des préjugés. Pour accéder à la compréhension de ces lois métaphysiques, nous devons apprendre à en voir les effets dans notre vie quotidienne et nous déconditionner de nos anciennes certitudes. C’est au prix de cette metanoïa, cette révolution intérieure, que nous pouvons entrer dans les pages de sa trilogie : Aimez-vous les uns les autres (T1), Le médecin de l’âme (T2), L’évolution dans les mondes supérieurs (T3). 

« Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas » car l’égoïsme collectif, non seulement ronge l’humanité mais menace aujourd’hui les écosystèmes et l’équilibre planétaire. Cette trilogie souligne le fait que notre sort existentiel dépend de nous : nos pensées, nos désirs, nos actions. Le monde est ce que nous en faisons puisque tous, nous y participons. 

Du fait que ses livres ne sont pas réédités, mis à part le dernier tome sur les mondes supérieurs, il devenait nécessaire d’en proposer les thématiques essentielles et leur contenu détaillé, à travers ce site non exhaustif qui devrait toutefois satisfaire votre curiosité et répondre à vos questions principales. Dans l’Annexe, vous pourrez télécharger un abécédaire thématique, un résumé de ses livres épuisés, un recueil d'aphorismes, l’intégralité des textes de ce site, et bien d'autres choses encore comme un "précis" des points complexes et subtils, et bien sûr, Le Médecin de l’Âme dans l’édition des pages originales de 1926, avec une mise à jour des notes en bas de page et un important index thématique. 


* Ce site a reçu l'approbation de son fils Marcel André Forhan et de son petit fils Gilles Forhanprogressions.htmljean_emile_charon.htmlbibliographie.htmlaccueil_files/Medecin_de_l_ame.pdfshapeimage_1_link_0shapeimage_1_link_1shapeimage_1_link_2shapeimage_1_link_3

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